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| Auteur | Message |
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Theting Azathoth


Nombre de messages: 2049 Localisation: Linz, Österreich Date d'inscription: 10/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mer 23 Mar - 13:17 | |
| MIAMI (Etats-Unis) (AFP) - Une fillette de cinq ans a été menottée puis emmenée par la police de Floride (sud-est) après être entrée dans une colère destructrice en classe, a indiqué vendredi le journal St Petersburg Times. Les élèves étaient en train de compter des bonbons pour un exercice de mathématiques lorsque l'enfant s'est révoltée contre sa maîtresse qui lui retirait les confiseries. La fillette lui a porté un coup dans l'estomac, a cassé des assiettes et jeté des livres, selon le journal. Alertée, la police est arrivée pour calmer l'enfant en lui attachant les pieds et les mains avant de l'emmener dans un véhicule policier, affirme le journal. "Je ne veux pas aller en prison", a lancé la fillette, qui a été ensuite remise à ses parents. Elle ne devrait pas retourner dans son école, selon sa mère. |
|  | | Lazarre Initié de la citadelle


Nombre de messages: 954 Age: 27 Localisation: Dans les Ombres... parisiennes Date d'inscription: 15/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mer 23 Mar - 15:47 | |
| Encore une enfant indigo ? A noter que samedi soir, M6 a diffusé un épisode de la série Deadzone traitant de la violence dans les lycées américains (le héros a une vision dans laquelle un élève encapuchonné en flingue d'autres, sans pouvoir identifier ni le tueur, ni les vistimes, et alerte le proviseur...). Au final, au milieu de ce lycée rempli de fanatiques d'armes, de gothiques, d'anarchistes, d'enfants de familles divorcées, etc. les repsonsables de la "crise" sont le proviseur avec sa politique ultra-sécuritaire qui harcèle les élèves, un prof pédophile qui abuse d'un jeune élève (qui effectivement deviendra le tueur, 5 ans plus tard, et flinguera ce prof) et un agent de sécurité trop zélé qui abbat un élève de terminale "suspect"... Episode très intéressant. |
|  | | willsdorf Langue pendue


Nombre de messages: 189 Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mer 23 Mar - 17:33 | |
| Y avait pas de dangereux lycéens rôlistes satanistes néo-nazis pro-Pikachu ? Un tit article sur le JdR Le jeu de rôle est un jeu de société qui prend ses origines dans les contes au coin du feu. Asseyez vous donc, je vais essayer de vous narrer l’Histoire du jeu de rôle, mon souci étant évidemment d’enrichir notre culture de « gros bourrins qui réfléchissent deux heures pour ouvrir une porte ». a) Au commencement... (1952-1977) Dans son ouvrage sur les jeux de simulation, Duccio Vitale (1984) présente une thèse visant à faire « descendre » les wargames d’ancêtres nobles : les échecs, le go, et le « Kriespiel » prussien (1811) qui servit à la formation des officiers. Il précise également que, depuis la Seconde Guerre mondiale, c’est surtout l’armée américaine, qui est à l’origine de l’utilisation des wargames dans son état major, au point d’en entraîner une popularisation dans le domaine commercial des activités de loisir. Le cinéma de masse fourmille alors de films mettant en scène l’héroïsme des GI et ce n’est pas un hasard, si le premier wargame commercial, reconnu par les joueurs « Tactics », publié en 1952, prend pour thème les conflits de la Seconde Guerre mondiale. Charles Roberts, son auteur, sera à l’origine de la première société de production de wargames identifiée en tant que telle : « Avalon Hill Company ». Entre 1958 et 1963, il sort plusieurs titres qui balisent le domaine du wargame historique : la guerre de Sécession, l’époque napoléonienne et la Seconde Guerre mondiale. Comme le précise Vitale, les ventes stagnent à un niveau peu élevé dans les années soixante (environ 100 000 exemplaires par titre) mais un micromilieu se constitue, relié par quelques revues spécialisées et des clubs de jeu. C’est de ce milieu que sortiront les autres formes de jeux. Dès la fin des 60’s, on assiste à l’introduction de plus de fantaisie dans les wargames. Tout d’abord on fait se rencontrer des armées d’époques différentes sur des champs de bataille fictifs (une légion romaine peut ainsi affronter un ost maya ou des chevaliers du Moyen-Âge). Puis peu à peu, l’idée vient, à certains wargamers, de faire évoluer sur un champ de bataille des armées imaginaires, issues des mondes de l’heroic-fantasy comme l’œuvre de Tolkien. Les premiers jeux de plateaux (Boardgames) apparaissent, quand on décide de rompre avec le système de simulation propre aux wargames. Ils annoncent la venue des jeux de rôles Le jeu de rôle ludique naît au début des 70’s aux Etats Unis. Comme beaucoup d’autres Américains et Anglais, Gary Gygax et Dave Arneson sont amateurs de jeux d’histoire avec figurines. Passionnés par le Moyen-Âge, ils fondent une petite maison d’édition, « Tactical Studies Rules » (TSR). Ils conçoivent une règle de jeu, permettant de mettre en scène les conflits de l’époque médiévale, qu’ils intitulent « Chainmail ». Mais dans les usages bellicistes du Moyen-Âge, on préférait parfois le rapt d’un noble ce qui permettait d’éviter la bataille. Pour les deux créateurs, le jeu capable de simuler cette situation reste encore à imaginer… Ils sont donc amenés à s’éloigner du modèle des jeux historiques et cherchent alors à inventer des règles permettant de simuler de petites escarmouches de 5 à 10 soldats. Or dans les wargames de l’époque, chaque figurine représente entre 20 et 50 hommes et ne possède que deux ou trois caractéristiques. Dans leur approche, il leur faut déterminer, pour chaque figurine, si le personnage qu’elle représente sait grimper aux arbres, se dissimuler, progresser en silence pour surprendre un garde… la définition des protagonistes de l’histoire devient donc plus dense, et pour que l’on puisse gérer tous ces détails, il est préférable que chaque figurine soit jouée par un seul joueur. De plus dans certains cas, si les joueurs « attaquants » se montrent particulièrement brillants, il se peut que le côté « assailli » ne puisse pas réagir à l’attaque ; c’est donc un arbitre qui va jouer cet autre camp et les événements aléatoires. Arrivé à ce stade, TSR s’aperçoit qu’elle a, entre les mains, un système de jeu original qui permet de reconstituer de nombreuses scènes épiques de roman (dont particulièrement celle d’un petit livre qui monte : le Seigneur des Anneaux). Voulant insérer plus de fantaisie dans leur système fondé sur le Moyen-Âge, ils vont introduire des éléments de cette saga (magiciens, elfes, orques, monstres en tous genres …) afin d’obtenir un univers de jeu original. En 1974, TSR publie la première version de Dongeons & Dragons (D&D). Le jeu remporte un succès immédiat : en moins d’un an, plusieurs petites maisons d’édition lancent chacune leur propre jeu reprenant le principe du « jeu de rôle » et les mécanismes de D&D. Dans les années qui suivent, les nouveaux jeux s’éloignent du thème médiéval et explorent la science-fiction, le fantastique, l’aventure, le policier… Bref, pratiquement tous les thèmes abordés par la littérature. Vers la fin des années 70, c’est la version « avancée » Advanced Dongeons & Dragons (AD&D) qui est publiée et diffusée dans le monde. Dongeons & Dragons reste en vente mais sert désormais de jeu d’initiation pour AD&D. En 1975, 750 000 exemplaires de jeux de rôle sont vendus aux Etats Unis. b) L’âge d’or (1977-1989) La fin 70’s voit l’arrivée du jeu de rôle en Europe. D’abord au Royaume Uni puis en France. D&D est alors vendu, sous le manteau devant la Sorbonne, puis en septembre 1977 « L’Œuf Cube » ouvre ses portes, rue Linné, et en 1978 « Jeux thèmes », rue Monceau. Cette année là voit également l’apparition de la société « Jeux Descartes » filiale du groupe de presse « Excelsior Publications ». Cette société prend une place importante dans le développement du jeu de rôle en France par ses importations de jeux étrangers (surtout américains), la création de jeux purement français et la création d’un réseau de boutiques spécialisées portant son enseigne. A cette époque, les quelques milliers de joueurs sont surtout des étudiants et les boutiques sont créées dans les villes universitaires. En 1980, suite au succès d’un numéro spécial de Science et Vie ayant pour thème les « jeux de réflexion » , le groupe « Excelsior Publications » lance une revue consacrée aux jeux de réflexion (Echecs, Bridge… et jeux de simulation) : « Jeux et Stratégies ». Le n°4 est consacré en particulier au jeu de rôle et offre un jeu de plateau d’initiation dérivé de D&D. Ce numéro est à l’origine de nombreuses vocations de joueurs. Le groupe de presse reprend aussi un fanzine, « Casus Belli », consacré à part égale aux wargames et aux jeux de rôle, mais c’est cette rubrique qui va, par la suite, devenir prépondérante. En 1983, selon D. Guiserix, il y aurait 40 000 rôlistes. Ces joueurs ne sont plus seulement des étudiants mais aussi des collégiens ou des lycéens. D&D est officiellement traduit et Jeux Descartes sort la traduction d’autres jeux dont celle de « L’Appel de Cthullu » fondé sur l’œuvre de H.P. Lovecraft. Ces traductions facilitent la diffusion du jeu de rôle auprès des joueurs maîtrisant mal l’anglais. Cette année là, deux jeux francophones voient le jour (édité par Descartes) dont l’un, « Légende Celtique » connaît un succès d’estime mais surtout fait l’objet d’un mémoire de DESS à Landron en 1993. Il faut noter qu’à partir de ce moment, le « milieu » du jeu de rôle devient visible dans la société, grâce à l’apparition d’association loi 1901 et d’articles informatifs dans la presse régionale. De 1985 à 1988, le marché du jeu de rôle est en plein essor en France. Cette croissance est provoquée essentiellement par deux phénomènes : tout d’abord, la parution d’un hors série de Jeux et Stratégie, en 1984, qui propose un jeu de rôle complet : Méga. C’est le premier jeu en français commercialisé à plusieurs milliers d’exemplaires en une période aussi brève. En outre il utilise un autre circuit de distribution que les boutiques spécialisées (les kiosques à journaux). Le second phénomène et sans doute le plus important est le développement des « livres dont vous êtes le héros » qui s’inspirent des jeux de rôle mais qui sont diffusés par de grands éditeurs. C’est surtout ce phénomène qui est à l’origine du développement du nombre de joueurs en France. Si l’on estimait à 40 000 rôlistes en 1983, les professionnels du milieu parlent alors de 400 000 joueurs. D’autre part, le nombre d’associations est multiplié par 5 et de nouveaux éditeurs font leur apparition (Oriflam en 1985 et Siroz Production en 1986). Fin 1988, le jeu de rôle est promis à un bel avenir. c) La crise (1989-1995) Cette crise est de deux natures. La première crise est avant tout financière avec le déclin de l’intérêt du grand public et la fermeture de magazines et de maisons de production. La seconde crise amorcée en 1990, mais ravivée par la télévision en 1995, est de nature sectaire. Le numéro de mars de Jeux et Stratégie publie un article alarmant sur le devenir du jeu de rôle. Il est bientôt suivi par la société anglaise Game’s Workshop : « Chez nous le jeu de rôle est épuisé. Selon nous, il a atteint son point maximum (…) ». En effet la difficulté de trouver de bons meneurs de jeu et le désintérêt du grand public font chuter les effectifs des joueurs, jusqu’au niveau antérieur des 50’s à 100 000 joueurs ; seuls les spécialistes du jeu de rôle continuent encore à jouer. La fin de l’année 1989 voit la disparition de Jeux et Stratégie puis de deux autres revues (Chronique d’outre monde et Graal). Ces disparitions sont suivies par celle de Siroz qui sera pourtant rachetée et rebaptisée Idéojeux ; elle sera relancée par la publication d’un jeu de rôle à succès : In Nomine Satatnis / Magna Veritas (il est à noté que ce jeu est le premier à avoir été traduit en anglais pour le marché américain). Cette crise est sans doute liée au phénomène de mode mais aussi, pourquoi pas, à l’apparition d’autres loisirs comme les jeux de cartes à collectionner (Magic : The Gathering) et l’expansion forte du jeu sur ordinateur. Dans son livre publié en 1997, Didier Guiserix parle de 300 000 à 400 000 « acheteurs de jeux de rôle » dont environ 100 000 joueurs réguliers. La seconde crise survient après la profanation du cimetière juif de Carpentras en juin 1990 puis au travers d’autres faits divers. Cette crise est provoquée par les médias « conservateurs » (Le Figaro, Aujourd’hui Madame). Ils reprennent les arguments du Dr Thomas Radecki, psychiatre président de la « National Coalition on Television Violence » proche de la Moral Majority ; il reprend, sous une approche scientifique, les argument de ce lobby sur la question : une jeunesse américaine, blanche et prometteuse, est en danger sous l’influence de la télévision, du cinéma, du rock et des jeux de rôle … En effet ces produits, qui par ailleurs font dériver de la « vraie foi » ne constituent-ils pas une « porte ouverte » vers le satanisme, la drogue et la violence ? De plus d’autres articles montrent la confusion du journaliste entre le jeu de rôle et le psychodrame, utilisé en psychiatrie pour soigner les patients. Dès lors, l’avis d’un psychiatre sera souvent sollicité pour conforter les propos du journaliste. Dès lors, l’image sociale du jeu de rôle apparaît clairement : des jeux « bizarres » pratiqués par des jeunes gens de sexe masculin, lycéens ou étudiants, certes « intelligents » mais pouvant être un peu ou beaucoup « perturbés » … Dans l’affaire de Carpentras, après l’abandon de la piste d’extrême droite, c’est celle du jeu de rôle qui sera suivie pour la raison suivante : des jeux de rôle Grandeur-Nature se déroulaient parfois dans ce cimetière ou aux alentours ; et cette nuit-là, les participants sans doute plus atteints que la moyenne des joueurs ont « dérapé » et confondu réalité et jeu. Cette théorie est reprise et amplifiée par le Dr Abgrall, psychiatre toulonnais, lors de l’émission « Témoin N°1 » puis rejoint par un groupe de familles convaincues de la dangerosité du jeu de rôle, ils vont écumer les plateaux de télévision pour « mettre en garde » la population contre le « danger » des jeux de rôle. Le paroxysme de cette « politique de sectarisation du jeu de rôle » est atteint le 11 octobre 1995, où, sous la houlette d’une Mireille Dumas convaincue, les protagonistes se retrouvent pour dénoncer les dangers du jeu de rôle lors d’un « Bas les masques » qui indigne la communauté rôliste et dont Télérama critiqua la partialité. Il est à noter pour mémoire que Jacques Pradel, producteur et présentateur de Témoin N°1 était aussi le producteur de Bas les masques. Le groupe de familles affiliées au Dr Abgrall comprend des parents dont les enfants, joueurs de jeux de rôle, se sont suicidés, sans raison apparente, et rejoint ainsi l’association Américaine B.A.D.D. (Bothered Against Dungeons and Dragon) qui accuse le jeu de rôle, le plus pratiqué au monde, d’être responsable d’une cinquantaine de suicides d’adolescents. d) Le renouveau (1998 – 200…) Il semble que cette crise soit terminée à présent. Le milieu s’est restructuré et semble se maintenir à un niveau constant depuis 1995. Même si le jeu de rôle sur papier ne connaît plus une croissance exponentielle, le développement des jeux de carte à collectionner et des jeux de rôle sur informatique apporte une bouffée d’oxygène aux éditeurs qui, sans abandonner le jeu de rôle, ne dépendent plus de ce marché pour exister. De plus, d’intéressants sites de communauté commencent à s’ouvrir sur la Toile... |
|  | | Salsepar Invité
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Jeu 24 Mar - 2:08 | |
| tres interessant vraiment. Un article complet et objectif, c'est chouette, on en voudrait plus souvent. et en parlant d'INS, vous avez vu, j'en suis a 111 messages... comment?? Echec critique??? AAAAARRRRGGGHHHHH!!!!!!!! |
|  | | Lazarre Initié de la citadelle


Nombre de messages: 954 Age: 27 Localisation: Dans les Ombres... parisiennes Date d'inscription: 15/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Jeu 24 Mar - 15:46 | |
| Article intéressant. Concernant la crise, il manque peut-être quelques précisisons. Concernant BADD (Bothered About Dungeons and Dragons) : ce groupe anti-Jdr a été fondé aux Etats-Unis par une certaine Mrs Pulling, le fils de celle-ci s'était suicidé et, ne pouvant admettre sa propre responsabilité dans ce suicide, Mrs Pulling en a rejeté la faute successivement sur la télé, sur le proviseur du lycée de son fils, puis sur le JdR. Elle s'est alors proclamée "Spécialiste en Jeux de Rôle" et est devenue détective privée et consultante pour la police sur des suicides ou crimes pouvant relever du satanisme. Elle avançait des arguments extrêmements convaincants comme quoi AD&D était une invitation au Satanisme parce qu'on y tirait ses caracs avec 3D6 (et que donc le meilleur résultat donnait un 666 sur les dés) et avait mis au point des questionnaires psychologiques qui ont réellement été employés par la police dont le principe même tournait à la chasse aux sorcières (si ce jeune nie être un rôliste sataniste, c'est qu'il vous ment !). Au final, elle a perdu sa crédibilité quand elle a anoncé une estimation comme quoi 10% de la population des Etats-Unis rendraient culte à Satant, et aussi au travers de certains "soutiens" factices ou douteux (avoir un serial killer comme "ami" ne fait pas forcément bien). Elle a surtout sévit au début des années 90 mais a été suivie en Europe par une secte (d'ailleurs très comique car c'est une secte anti-secte) dont deux membres "anciens rôlistes" (il paraît qu'ils ont longtemps joué à Runequest, mais leur témoignage à ce sujet est douteux) ont publié en 92 un long article baptisé "Les jeux de Rôles sont dangereux". Là aussi, on peut effectivement remettre en doute la santé mentale des auteurs (argument type : les jeux de rôle font souvent référence à des noms de "démons", dont certains inspirés de la Bible. Or la Bible nous enseigne que ces démons existent vraiment et su'à employer leurs noms inconsidérément les jeunes risquent d'attirer leur attention, ou même de les invoquer...) Leur article servira sûrement d'inspiration à Jaques Pradel pour ces émissions, mais serat re publié en 1998, légèrement complété, et reprenant les émissions de la télé française comme références (bref, ils disent un truc, le font répéter par d'autres, et finalement disent "c'est pas de nous, les autres le disent aussi..."). Au passage, des liens intéressants sur le sujet: - Le rapport "Pulling" : http://ptgptb.free.fr/other/pulling.htm (je sais, encore "Places to Go, People to Be", mais ce site est une mine d'or que voulez-vous). - L'article "Les jeux de Rôle sont dangereux" : http://www.vigi-sectes.org/ (au milieu d'articles expliquant pourquoi Harry Potter est dangereux pour la jeunesse, etc.) |
|  | | Lazarre Initié de la citadelle


Nombre de messages: 954 Age: 27 Localisation: Dans les Ombres... parisiennes Date d'inscription: 15/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Jeu 24 Mar - 15:47 | |
| Et au passage un article trouvé sur un newsgroup "catho": Frodon un fervent catholique ? Incroyable! Il y a 10 ans, l'oeuvre de Tolkien était fortement suspecte chez tous les chrétiens qui ne l'avaient pas lue (et spécialement dans les milieux du renouveau). Enveloppé dans le même paquet avec odeur de soufre, les jeux de rôles et toute activité romanesque ou ludique qui parlait de créatures féériques ou de magie. Après une percée à Hollywood, et la sortie du deuxième tome de la trilogie sur les grands écrans, le monde catholique se rend compte que Tolkien était catholique et a imprégné son oeuvre de valeurs chrétiennes... Analyse. Pour ceux qui ne connaissent pas, précisons que Tolkien a écrit « Bilbo le hobbit » en 1937 qui est le prototype du conte pour enfants, frais et plein d’humour, où les rencontres fantastiques abondent. Suite au succès du livre, il composa le « Seigneur des Anneaux », une grande saga qui fait suite à la découverte de l’anneau dans « le Hobbit » et qui fut publiée en 1956. Le monde des terres du milieu décrit par Tolkien a commencé à être imaginé dès la guerre de 14 (il était dans les tranchées) avec sa mythologie, sa cartographie, sa typographie, une grande richesse de peuples et de langues, et une histoire très dense. La personnalité centrale du « Seigneur des Anneaux » est Frodon qui va devoir porter l’anneau au cœur du domaine du mal, l’endroit où il a été forgé, et le seul endroit où l’on peut le détruire. Frodon est une transcription fidèle du serviteur souffrant décrit par Isaïe et représentant le Christ. Frodon porte pour ainsi dire le péché du monde (comme concentré dans l’anneau) et sa souffrance ne fait que croître au cours de son périple. Seules son innocence et sa volonté de sacrifice de soi (pour les autres) lui permettront de mener jusqu’au bout sa quête. La miséricorde qu’il apprend de Gandalf et qu’il témoignera envers Gollum l’ancien possesseur de l’anneau le sauveront au moment ultime où lui même n’a plus la force de résister à la tentation. Car comme le Christ, Frodon, à l’heure ultime, entre dans la nuit et ne voit plus l’objet de sa quête. Enfin, Frodon n’est pas le Christ et ne sera sauvé de la nuit que par l’aide constante de Sam, le fidèle disciple et compagnon. A mettre au crédit de Tolkien également, son sens de l’écologie, non pas une écologie étriquée comme on la conçoit aujourd’hui mais une écologie globale : naturelle, humaine et communautaire. Les peuples, les lieux, les éléments naturels sont solidaires de leur histoire et de leur noblesse ou de leur corruption par le mal. Les lieux sont lumineux, consacrés, paisibles, ou bien sombres, profanés, malsains. Les quelques communautés qui résistent à l’influence subtile et corruptrice du mal sont des lieux de vie lumineux, quoiqu’en péril constant (la Comté, Fondcombe, la Lorien). C’est la qualité de vie de la communauté, qui est garante de la paix qu’on y trouve. Les allégories sur l’industrialisation sont nombreuses pour ce qui concerne le domaine du mal (Saroumane qui arrache les arbres pour monter son industrie, les terres arides du Mordor). Et tous ces aspects ont été particulièrement bien retranscrits dans le film. Le troisième axe majeur de la saga est le thème de l’espérance. Une espérance qui dépasse et les espoirs, et les désespoirs. Là où l’influence du mal se fait de plus en plus visible car celui ci, sentant son triomphe, se révèle, de caché qu’il était. Là où tous desespèrent, et pour des raisons objectives, les personnages clé gardent une espérance. Quand bien eux mêmes ne verraient pas l’issue de leur quête, ils sentent la nécessité d’espérance envers et contre tout. D’autres personnages cèdent au désespoir (Theoden, Denethor) ou engagent leur vie sur de faux espoirs de succès (Saroumane, Boromir). Mais c’est pour mieux mettre en valeur ceux qui sont prêts à tout sacrifier en s’appuyant sur l’espérance (Frodon, Sam, Gandalf, Aragorn). Tous ces thèmes voient leur apparition dans le premier tome, la communauté de l’anneau, commencent à prendre de la force dans les deux tours, et accèdent à leur plénitude dans le retour du Roi. On peut véritablement parler d’un enfouissement des valeurs chrétiennes dans la mythologie de Tolkien, enfouissement d’autant plus réussi que l’histoire se détache à première vue de toute mythologie connue et que les peuples des terres du milieu ne manifestent guère de comportement religieux au sens où nous l’entendons. |
|  | | willsdorf Langue pendue


Nombre de messages: 189 Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Jeu 24 Mar - 16:04 | |
| Très interessant !!! Merci lazarre J'ai lu quelques temoignages de http://www.vigi-sectes.org/ et c'est instructif (Plus légèrement) Il paraitrait que le personnage de Marcelin est vu comme un symbole catholique par les catholiques (qui pourtant, dans les premiers temps, se mefiaient de l'arrivée d'un nouveau messie. "Marcelin est une transcription fidèle du serviteur souffrant décrit par Isaïe et représentant le Christ. Marcelin porte pour ainsi dire le péché du monde (comme concentré dans son poste de Président devant organiser le Salon du Jeu) et sa souffrance ne fait que croître au cours de son périple organisationnel. Seules son innocence et sa volonté de sacrifice de soi (pour les autres) lui permettront de mener jusqu’au bout sa quête. La miséricorde qu’il apprend de Pierre (  ) et qu’il témoignera envers Nico l’ancien président en charge de l'organisation du SdJ le sauveront au moment ultime où lui même n’a plus la force de résister à la tentation de tout annuler. Car comme le Christ, Marcelin, à l’heure ultime, entre dans la nuit et ne voit plus l’objet de sa quête. Enfin, Marcelin n’est pas le Christ et ne sera sauvé de la nuit que par l’aide constante de Ben, le fidèle disciple et compagnon. " :jesors: |
|  | | Salsepar Invité
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Ven 25 Mar - 1:16 | |
| Je suis definitivement contre les betises du "temple de Macelin"... Mais là, Teufel... J'ai pas resisté: C'est tout à fait ça! Je suis écroulé de rire (pardon Marcelin, ne m'en veut pas, Denis est génial, j'ai pas peur de le dire).  Plus sérieusement... La boutade de Teufel démontre a mon avis également combien la Bible est ancrée dans les valeurs humaines et inversement... Avec un schéma explicatif aussi bien fichu et efficace, n'importe quelle situation pourrait être calquée dessus. Je sais pas si je suis clair... sinon tant pis... Tout ca pour dire que l'on trouvera toujours et systématiquement un moyen de mettre la Bible en corrélation avec n'importe quoi. Oui meme les concombres de mers et leur sacrifice pour les autres (leur écosystème) peuvent, le temps d'une analyse pareille, être élevés au rang de messie!  Cela dit, Frodon et Marcelin ne sont pas des concombres de mers, tenez-le vous pour dit! |
|  | | Lazarre Initié de la citadelle


Nombre de messages: 954 Age: 27 Localisation: Dans les Ombres... parisiennes Date d'inscription: 15/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Ven 25 Mar - 8:50 | |
| D'une manière générale, toute notre adulation de Marcelin reflète les dynamiques de fanatisme et la capacité dez réinterpréter les événements selon un point de vue défini à la base. C'est ce que l'on appelle parfois la réthorique : la capacité à construire un argumentaire qui, indépendament du point de départ choisi, nous amène exactement là où on a envie d'aller. Bon, dans notre cas c'est visible, mais parfois c'est beaucoup plus vicieux. Je reviens sur Pulling et BADD. Cette femme était effectivement capable de prendre n'importe quel livre ou joueur de jdr et de démontrer par a plus b que c'était un sataniste psychotico-suicidaire... comme Teuni pourrait démontrer que Marcelin était le nom d'une "divinité absolue et omnipotente" dans une civilisation proto-sumérienne... |
|  | | willsdorf Langue pendue


Nombre de messages: 189 Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Ven 25 Mar - 12:24 | |
| C'est vrai que tout n'est qu'une affaire de présenter les choses. D'excellentes écoles nous apprennent à exceller dans ce genre de sport, le plus souvent sans qu'on ne s'en rende compte et je ne parle pas forcément du journal televisé de Jean-Pierre Pernaut ou d'une conference de G.W. Bush.... m'enfin, passons à une application plus rigolote du principe : La Cruxifiction de Marcelin, evenement historique s'il en est, et ses applications ludiques (on est à la Citadelle quand même, merde !) corrigé
Dernière édition par le Mar 29 Mar - 11:09, édité 1 fois |
|  | | Lazarre Initié de la citadelle


Nombre de messages: 954 Age: 27 Localisation: Dans les Ombres... parisiennes Date d'inscription: 15/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mar 29 Mar - 9:53 | |
| Là, je crois que t'as mis un lien qui marche pas... Autant pour moi maintenant il marche...
Dernière édition par le Mer 30 Mar - 15:08, édité 1 fois |
|  | | willsdorf Langue pendue


Nombre de messages: 189 Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mar 29 Mar - 22:06 | |
| Bien moins drôle : « Actes isolés » et impunité militaire à My Lai Le 29 mars 1971, une cour martiale déclare le lieutenant Calley principal et unique coupable du massacre de Mi Lay, dans lequel sa compagnie a assassiné, trois ans auparavant, plus de 500 civils vietnamiens sans défense. Des centaines de personnes furent regroupées dans un fossé et mitraillées, les enfants blessés tentant de sortir du fossé étant abattus. Une trentaine de femmes qui sortaient d'un abri les mains en l'air, sont abattues avec leurs bébés. Loin d'être une crise de folie meurtrière s'emparant de soldats sadiques, l'opération est menée de manière systématique et ordonnée, étalée sur plusieurs heures. L'armée ne cessera d'insister sur la responsabilité individuelle des soldats afin de se dédouaner. Calley, lui, affirme avoir reçu l'ordre de « nettoyer le village sans prendre de gants ». Aucun des autres participants au massacre ne sera inquiété. Unique condamné du procès, Calley écope de la prison à vie, mais sera relaché trois jours après le verdict, sur ordre du président Nixon. Il sera gracié en catimini, en 1974 |
|  | | Lazarre Initié de la citadelle


Nombre de messages: 954 Age: 27 Localisation: Dans les Ombres... parisiennes Date d'inscription: 15/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mer 30 Mar - 15:18 | |
| La routine habituelle. Les américains font des massacres, et s'arrangent pour ne pas assumer... La situation devient de plus en plus grave, année après année. Sinon relevé sur un journal online tchèque (merci Reg): D'après ce journal (dont je n'ai pas copié l'article qui était en tchèque), il y aurait eu hier à Paris une manifestation d'entrepeneur de Pompes Funèbres, afin de marquer le fait que, suite à une année 2003 riche en décès (entre autres grace à la canicule), l'année 2004 avait vu une récession de leur activité. Autrement dit, pas assez de morts, donc une baisse de leur chiffre d'affaire... Ca sent le poisson d'avril péché avant l'heure... "Il faut bien que tout le monde vive !" Le Croque-mort dans Lucky Luke |
|  | | willsdorf Langue pendue


Nombre de messages: 189 Date d'inscription: 11/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mar 3 Mai - 11:58 | |
| Copier/Coller : l'armée américaine dans le piège C'est à se demander si les services de l'armée américaine sont réellement bons. La semaine dernière était mis en ligne sur Internet un rapport sur la mort de l'agent secret des services de renseignement italien Nicolas Calipari. Il s'agissait pour le Pentagone de se justifier sur cette affaire particulièrement périlleuse pour l'armée américaine en Irak. C'est au cours d'une opération d'exfiltration d'otage que Nicolas Calipari avait trouvé la mort, à la suite d'une fusillade déclenchée par une patrouille américaine à un point de passage sur la route de l'aéroport de Bagdad. Copier... Ce rapport contient donc la version américaine des faits, mais une grande partie des renseignements sont surlignés en noir de manière à les rendre illisibles, puisque considérés comme confidentiel. Publié au format PDF (Adobe Acrobat), ce document se présente donc en grande partie avec du texte masqué. Mais dimanche, Gianluca Neri, un blogger italien de Milan à réussi à lire les informations confidentielles de ce document. Comment a t il fait ? ...Coller Pas besoin d'être un géni du renseignement, il suffit de copier et de coller le texte dans Word, et ça marche. Soyons francs, ça la fout mal pour les services militaires américains de se faire ridiculiser de cette manière. Plus grave, ainsi déchiffré, le document donne les noms, matricules et grades des soldats impliqués dans l'affaire, ce qui n'est jamais bon dans ce genre de situation. Il faut juste espérer que les informations sensibles (au hasard : nucléaire, terrorisme, drogue,...) ne font pas l'objet du même type de traitement de la part des services militaires américains... |
|  | | Theting Azathoth


Nombre de messages: 2049 Localisation: Linz, Österreich Date d'inscription: 10/11/2004
 | Sujet: Re: Des articles en vrac Mar 3 Mai - 14:11 | |
| euh... c'est serieux Teuni ? :fou: |
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